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SOCIÉTÉ DES AMIS DE VINCENNES

Reconnue d'utilité publique par décret du 8 juin 1923

Conférences en 2017 :
  • Samedi 21 janvier : « Bretez : entendre le Paris du XVIIIe siècle c'est possible ! »
    par Mylène Pardoen, chercheur à l'Institut des Sciences de l'Homme de Lyon.
    Le projet Bretez est un projet des humanités numériques dont la destination première est muséographique.
    Sa thématique : faire revivre Paris au milieu du XVIIIe siècle.
    Avec une question essentielle : comment ouïr le passé pour réjouir nos sens sans trahir l'Histoire ?
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 18 février : « Mata Hari, les espionnes allemandes et françaises durant la 1ère guerre mondiale »
    par Erik Lambert, diplômé de Sciences Po, enseigne à Vincennes et en classe préparatoire à Sciences Po.
    15 octobre 1917, Margaretha Geertruida Zelle fut exécutée à Vincennes pour espionnage. Evénement anecdotique durant cette guerre que l'on qualifia ensuite de grande mais le mythe Mata Hari était né.
    Automne 2016, l'écrivain brésilien Paulo Coelho ravive le mythe dans son roman L'Espionne. L'émancipation de la femme se serait accélérée à la faveur de la guerre et on imagine volontiers une femme munitionnette, infirmière, marraine de guerre, conduisant le métro à Paris, moissonnant la terre familiale en l'absence d'un mari engagé sur le front. Pourtant, le « sexe faible » montra lors de cette conflagration sa capacité à assurer des activités que l'on supposait réservées au seul sexe masculin. A partir de 1915-1916, les agents de renseignement devinrent indispensables dans une guerre qui durait et les femmes, bien que menant un combat sans arme, risquèrent leur vie en menant des activités d'espionnage. Quelles furent ces femmes ? A quelles missions furent-elles affectées ? Quelle fut la contribution à la guerre de ces agents de l'ombre ?
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 25 mars : « Le collège de Penang »
    par Bernard Patary, docteur en histoire, professeur au Lycée Paul Claudel d'Hulst à Paris.
    A travers la description (parfois truculente) de la vie dans un grand séminaire unique en son genre - le collège général de Penang, chargé de la formation du clergé indigène d'Asie -, l'audience sera conviée à un voyage dans l'histoire des missions catholiques françaises en Asie du Sud-Est, du début du XIXe siècle au milieu du XXe.
    L'évolution des sensibilités religieuses postérieures à la Révolution française, la politique extérieure de l'Église à l'époque coloniale, la rencontre des cultures d'Europe et d'Asie et des formes d'acculturation de l'une à l'autre, en particulier par l'éducation, la création d'un « prêtre idéal » mi européen, mi asiatique, telles seront quelques-unes des questions abordées.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 22 avril : « L'Histoire de France au château de Vincennes du Moyen Age jusqu'à nos jours »
    par Maryse Coucharière, ancienne présidente de la Société des Amis de Vincennes.
    La riche histoire du Château de Vincennes, ensemble monumental exceptionnel, traverse tous les siècles du manoir au Moyen Age, jusqu'aux pavillons de Le Vau. Abandonné par les rois, différentes activités se développent : prison, fabrication de porcelaine, boulangerie industrielle, manufacture d'armes, début de l'école militaire. Sous le directoire, Bernadotte installe à Vincennes l'arsenal de Paris, qui en donnant une fonction à l'édifice lui assure sa sauvegarde. L'implantation militaire se poursuit sous le premier empire et dure encore.
    En nous appuyant sur les monuments, nous verrons quelle fut la destinée de ce site dont les murs si silencieux aujourd'hui semblent ne rien révéler de l'activité des différentes périodes d'occupation, et quelle fut, jusqu'à nos jours, la réutilisation de ses bâtiments.
    En effet, chaque pierre du donjon, de la Sainte Chapelle, des pavillons royaux et des casemates, nous parle de la vie de son époque et nous permet, ainsi, de relire l'Histoire de France.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 14 octobre : « Les ambassadeurs (1533) d'Hans Holbein ou l’univers en miniature »
    par Cédric Michon, maître de conférences en histoire moderne à l’université du Maine et membre de l’Institut Universitaire de France.
    Si la Renaissance est célèbre pour ses portraits isolés, elle a également produit des doubles portraits qui célèbrent le couple ou l’amitié. Réputé pour ses portraits de courtisans européens et de marchands allemands, Holbein propose son chef-d’œuvre avec Les Ambassadeurs véritable synthèse de la peinture de la Renaissance. Le tableau allie la science du détail flamand et la maîtrise de la perspective italienne, l’art du portrait et le memento mori, l’évocation des débats religieux et l’exaltation de la culture humaniste. Au carrefour d’enjeux multiples, le tableau constitue une fenêtre ouverte sur l'histoire religieuse, politique et culturelle de l’Europe de la Renaissance.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 18 novembre : « Le renouveau de la marine française par Charles V et son amiral Jean de Vienne »
    par Guy Le Moing, historien de la marine.
    En 1364, le roi Charles V monte sur le trône de France dans un contexte difficile : la « guerre de Cent Ans », qui dure alors depuis un quart de siècle, a désorganisé la nation. Le nouveau roi est convaincu que, pour faire barrage à l’agression anglaise, la France a besoin d’une marine forte.
    Pour y parvenir, il choisit un amiral de grande valeur, Jean de Vienne, et, avec son aide, il entreprend de réformer l’organisation existante. Il redéfinit la fonction d’amiral, fait cesser le désordre et la corruption qui gangrènent tous les niveaux de la hiérarchie, puis il réforme les arsenaux. Avec cette flotte régénérée, il peut prendre le contrôle de la Manche, que revendiquaient les Anglais.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 16 décembre : « Une excursion photographique au pays des pharaons »
    par Marc Durand, historien de la photographie et des premiers temps du cinéma.
    La fascination qu’éprouve l’occident pour l’Egypte, éclaire nos rêves de voyageurs depuis plus de deux siècles. Les français sont parmi les peuples qui se sont le plus souvent aventurés au pays des pharaons. Ainsi, durant tout le XXe siècle, les touristes découvrent les rives du Nil et succèdent aux envahissantes élites du XIXe siècle ; à commencer par Napoléon qui quitte la France armé de militaires, mais aussi de scientifiques, chargés de dessiner les temples pharaoniques, les pyramides, le sphinx. A partir de 1840, architectes, hommes de lettres, diplomates, banquiers, peintres, égyptologues, photographient ces merveilles endormies sous les sables égyptiens. En 1860, se sont les premiers photographes professionnels, souvent français, qui installent leurs chambres au Caire et développent leur art.
    Partons pour une excursion photographique en Egypte, une Vie sur le Nil, vu par ses voyageurs, du daguerréotype à l’autochrome en passant par les premières vues pour cinématographe. Aujourd’hui trône, place de la Concorde, le plus vieux monument de la capitale qui nous rappellent que Lutèce n’était pas encore sortie de Seine, que déjà, deux obélisques gardait Louxor. Du haut de ses dessins et photographies, quarante-deux siècles vous contemplent.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.

Conférences en 2016 :
  • Samedi 16 janvier : « François 1er, un roi entre deux mondes »
    par Cédric Michon, maître de conférences en histoire moderne à l'université du Maine et membre de l'Institut Universitaire de France.
    Le règne de François Ier évoque tout à la fois la charge de Marignan et le désastre de Pavie, Léonard de Vinci et les fastes de Chambord, l'affrontement avec Charles Quint et l'alliance avec Soliman le Magnifique. Mais au-delà de ces images, qui fut vraiment François Ier ?
    Fruit de vingt ans de recherches, nourri d'archives inédites, cet essai ressuscite les hommes et les femmes de l'une des cours les plus flamboyantes de la Renaissance. Il revisite les théories qui font du roi une marionnette entre les mains de sa mère puis de sa maîtresse. Il fait voir, derrière le colosse sympathique et débonnaire, un souverain autoritaire qui brise parlements, grands féodaux et familiers. Il montre, derrière le luxe des châteaux Renaissance, les rudes campements de chasse ou des campagnes militaires.
    C'est l'histoire d'un roi entre deux mondes : un guerrier pétri d'idéal chevaleresque qui promeut pourtant artillerie et fantassins ; un prince envouté par ses ambitions italiennes mais qui finance les voyages de Jacques Cartier au Canada ; un catholique qui tolère les discussions avec les protestants. C'est l'histoire des succès et des échecs d'un monarque qui fut sans doute le dernier roi chevalier et le premier souverain absolu de l'histoire de France.
Cette conférence a lieu à l'auditorium Jean-Pierre Miquel - Cœur de Ville. 98, rue de Fontenay, à Vincennes. La conférence débute à 15h00 précises.
  • Samedi 13 février : « Daumesnil, gouverneur de Vincennes, un personnage haut en couleur »
    par Didier Mireur, vincennois d'origine, maire-adjoint durant 16 ans et écrivain.
    Pierre (né Yrieix) Daumesnil est le type même du personnage hors du commun qui, sans les périodes troublées de la Révolution et de l'Empire, aurait mené l'existence d'un honnête commerçant en articles de mode dans sa ville natale de Périgueux.
    Engagé à 17 ans, aussi courageux au combat qu'indiscipliné dans les périodes de repos, il est remarqué par Bonaparte à qui il sauve trois fois la vie, à Arcole, à Saint-Jean d'Acre et à Aboukir. Figure des chasseurs à cheval de la garde consulaire, puis de la garde impériale, il en commandera le 1er régiment en tant que colonel à la bataille de Wagram où un boulet lui brisera une jambe.
    Malgré sa jambe de bois, sa fidélité à l'Empereur lui vaudra en 1812 d'être nommé général et gouverneur de Vincennes, arsenal de la Grande Armée. C'est à ce poste qu'il passera définitivement à la postérité pour n'avoir jamais rendu la place à l'ennemi lors des invasions de 1814 et 1815.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 12 mars : « Diderot, retour à Vincennes  »
    par Emmanuel Boussuge, docteur en histoire.
    Emmanuel Boussuge évoquera la riche biographie de l'encyclopédiste ainsi que son œuvre en s'arrêtant particulièrement sur l'épisode de son incarcération à Vincennes en 1749 et ses répercussions sur son parcours.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 9 avril : « Cet or venu du ciel : une certaine histoire de l'Univers »
    par Jean-Pierre Tixier, astrophysicien, diplômé universitaire de l'Observatoire de Paris.
    Depuis le début du vingtième siècle, et les travaux d'Einstein, Friedman et Lemaître, nous savons que l'Univers n'est pas figé. Il a un contenu et une histoire. Le propos de cette conférence sera de détailler la formation de ce contenu, c'est-à-dire la formation des structures que nous observons et des éléments qui les composent, dont les atomes d'or pris comme exemple dans le titre. Cette formation est une longue histoire de l'évolution à partir d'un Univers initial très indifférencié jusqu'à l'Univers actuel très structuré, en passant par toutes les étapes qui se sont succédées tout au long des 13,77 milliards d'années, âge estimé de notre Univers.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 15 octobre : « Napoléon, architecte et urbaniste sous le Consulat et l'Empire à Paris »
    par Charlotte Duvette, doctorante en histoire, attachée au Musée Carnavalet.
    Dès le début du Consulat, en 1799, Bonaparte dispose d'une large étendue de terrain à Paris acquise par la mise en place des biens nationaux sous la Révolution. À travers des opérations de percement et de construction, de nouvelles rues et monuments ponctuent le paysage de la capitale. Si c'est principalement Napoléon qui décide quels sont les monuments à ériger, le préfet de la Seine et le ministre de l'intérieur ont également un rôle à jouer. L'empereur est entouré d'une vaste équipe d'architectes à qui l'on doit notamment l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile, la Bourse ou encore la rue de Rivoli. Dans cette équipe, se trouve un duo d'architectes célèbre, Percier et Fontaine. Ce dernier tient un rôle consultatif important auprès de Napoléon. S'il y eut sous l'Empire plus de constructions de bâtiments utilitaires (fontaines, halles, marchés etc.) que de monuments, ces derniers, plus pérennes, marquent encore fortement le paysage actuel. Ce sont tous ces aspects du Paris napoléonien qui seront évoqués lors de cette conférence.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 19 novembre : « Archers d'autrefois, archers d'aujourd'hui à Vincennes »
    par Robin Louvigne, vice-président de la Compagnie d'arc à Vincennes.
    Depuis le Moyen Âge, les archers et de façon générale, l'histoire de l'archerie en France sont indissociables de Vincennes, de son bois, de son château, de sa commune. La conférence évoquera la présence des archers dans le château sous les différents rois, et en particulier sous la domination anglaise. Puis l'existence des Chevaliers d'Arc au sein du « Noble jeu de l'Arc » au XVIIIème siècle jusqu'à la révolution. Et enfin la renaissance de la 1ère Compagnie d'arc de Vincennes, la plus ancienne association de la ville, en présentant ses temps forts, ses personnalités, son histoire, son avenir.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.
  • Samedi 17 décembre : « Pathé : premier Empire du cinéma »
    par Françoise Navailh, professeur de russe.
    Avant la Première Guerre mondiale, la Société Pathé, installée à Vincennes, dominait le monde entier et couvrait les cinq continents, avec des antennes partout, y compris Moscou et la Russie. Et quand en 1920, des russes, chassés par la révolution bolchévique, débarquent en France, ils s'installent dans un studio annexe de Pathé, à Montreuil, où ils fondent le studio Albatros qui va profondément influencer le cinéma français. L'histoire incroyable de la maison Pathé sera l'objet de la conférence.
Cette conférence a lieu à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. La conférence débute à 15h00 précises.
Elle est gratuite pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.

Conférences en 2015 :
  • Samedi 17 janvier : « Le château disparu de Chaville : grimoire d'une restitution »
    par Franck Devedjian, Historien de l'Art.
    Idéalement situé entre Versailles et Meudon, le domaine de Chaville fut entièrement reconstruit au milieu du XVIIe siècle. C'est à Michel Le Tellier, l'un des principaux ministres de Louis XIV, que l'on doit cette métamorphose, transformant un vieux château Renaissance en un splendide "château-jardin", dont la paternité attribuée à André Le Nostre est désormais confirmée. Louvois profitera également du château à la mort de son père, tandis que Louis XIV ne pourra résister à en faire l'acquisition, en décembre 1695, pour l'offrir à Monseigneur, son fils et héritier de la Couronne, afin d'agrandir le domaine voisin de Meudon. Dès lors, au début du XVIIIe siècle, le château de Chaville atteint son apogée, et constitue l'un des plus beaux domaines situé autour de Versailles, rivalisant avec les fastes de Marly, Meudon, ou Saint-Cloud. Seules quelques estampes nous conservaient le souvenir de Chaville. Mais des découvertes récentes ont permis de procéder à une restitution 3D intégrale du domaine, renouvelant en profondeur la vision du château et de ses "délices".
  • Samedi 14 février : « Catherine II de Russie. L'étonnant destin d'une petite princesse qui a donné la Crimée à son pays d'adoption. »
    par Françoise Navailh, enseignante de russe.
    En Russie, le XVIII siècle est le siècle des tsarines. Pas moins de quatre femmes occupent le trône des Romanov. Quatre tempéraments, quatre maîtresses femmes. Mais la plus illustre, et la moins Romanov par le sang, est Catherine II, la Sémiramis du Nord comme on disait à l'époque. Sa vie n'est que contraste entre ses origines et son destin, ses aspirations et son règne. Allemande, elle incarne la montée en puissance de la Russie ; admiratrice des Lumières, correspondante de Voltaire et Diderot, elle règne en autocrate absolue et plonge la paysannerie russe dans la misère la plus effroyable. Elle incarne toutes les contradictions de ce pays. Elle est aussi une grande amoureuse et un mécène avisé... Catherine la Grande dont la vie mêle romanesque et politique. Catherine, ou grandeur et misère d'une impératrice hors pair.
  • Samedi 14 mars : « L'Orient-Express, son histoire, sa légende, ses mythes »
    par Simonne Abraham-Thisse, agrégée d'histoire et chargée de recherches au CNRS.
    S'il est un train qui a marqué l'Histoire, c'est bien l'Orient-Express. L'Orient-Express est un train de luxe créé par la Compagnie Internationale des Wagons-Lits (CIWL). Le mythe débute à Paris, gare de l'Est en 1883. Symbole intemporel de l'art du voyage, il constitue un des joyaux du patrimoine ferroviaire de la SNCF. Son parcours était : Paris - Munich - Vienne - Belgrade -Budapest - Istanbul (Constantinople)… Les voitures-lits avec leurs cabines single ou double, correspondantes ou pas, ont inspiré nombre de romanciers et cinéastes comme Sir Alfred (Hitchcock) et son classique des classiques " Une femme disparaît ", Ian Fleming pour son fameux " Bons baisers de Russie " avec Sean Connery dans la peau de l'agent 007, ou encore Agatha Christie habituée de la ligne pour rejoindre son archéologue de mari en Irak. C'est dans ces décors qu'elle mit à l'épreuve le détective Hercule Poirot dans son roman qui a inspiré le réalisateur du film " Le Crime de l'Orient-Express ".
  • Samedi 11 avril : « Les financiers du XVIIIème siècle qui ont transformé Paris et contribué à la proto-industrialisation de la France »
    par Thierry Claeys, docteur en histoire de l'Université Paris-Sorbonne.
  • Samedi 10 octobre : « Quand la France s'ouvre à l'art d'Extrême-Orient au XIXe siècle »
    par Chang-Ming Peng, professeur en histoire de l'art contemporain et muséologie à l'Université de Lille 3 - Charles De Gaulle.
    Un engouement pour l'art d'Extrême-Orient s'est développé en France au XIXe siècle, dont les témoignages sont nombreux que l'on peut suivre à travers les écrits, les expositions universelles, les collections, la création artistique, les arts décoratifs. Si le cas des estampes japonaises est resté célèbre ainsi que son impact sur la création artistique, celui de la peinture d'Extrême-Orient, en particulier chinoise a souvent été négligé. Et pourtant, les peintures chinoises étaient présentes dans de nombreuses collections du XIXe siècle et du début du XXe siècle (Devéria, Goncourt, Gonse, Thiers, Bing, Hayashi, Degas, Doucet ...). Des sources diverses donnent une idée du contenu de ces collections et permettent de prendre conscience qu'au cours du XIXe siècle un changement du goût s'allie à une approche plus scientifique. Grâce aux réseaux de sociabilité développés par les collectionneurs, les marchands, les écrivains et les artistes autour de ces collections, il est possible de se faire une idée de la diversité des enjeux et de l'impact que le goût pour l'art extrême-oriental put avoir, contribuant à une meilleure appréciation de l'art extrême-oriental et au développement de résonnances artistiques. En effet, des artistes tels que Manet, Monet, Degas, Whistler, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Marquet, Matisse furent sensibles à la peinture d'Extrême-Orient, comme en témoignent certaines de leurs réalisations.
  • Samedi 21 novembre : « François-Charles de BOURLAMAQUE (1722 - 1764) »
    par Odile Bordaz, historienne et docteur en histoire de l'art, conservateur du patrimoine aux archives nationales.
    Témoin et acteur de la Nouvelle France.
  • Samedi 5 décembre : « L'église Saint-Louis de Vincennes et son environnement historique »
    par Claude de Martel, président de l'A.M.I.VA.L.E (Association pour la mise en valeur de l'église Saint-Louis de Vincennes).
    Il sera évoqué l'évolution du quartier Ouest de Vincennes à partir de la moitié du XIXème siècle et les différentes étapes de la construction et de la décoration de l'église Saint-Louis dont les travaux ont débuté en 1914. Consacrée en 1924 et classée Monument Historique, elle offre un témoignage exceptionnel du renouveau de l'Art sacré dans toute sa diversité : architecture, fresque, peinture, sculpture, céramique, ferronnerie… Claude de Martel, nous présentera également l'ouvrage dont il est co-auteur avec Paul Guillaumat, "Il était une Foi : l'église Saint-Louis de Vincennes". Ce livre dévoile, entre autres, le programme important de restauration de l'édifice qui va permettre de lui redonner son lustre d'origine.
Les conférences ont lieu les samedis à la Maison des Associations, salle Paul Rumeau, 41-43, rue Raymond du Temple à Vincennes. Les portes sont ouvertes à partir de 14h30. Les conférences débutent à 15h00 précises. Elles sont gratuites pour les adhérents ; cinq euros pour les autres auditeurs.

Conférences en 2014 :
  • Samedi 18 janvier : « La vie quotidienne en France à la Belle Epoque, avant la Guerre de 1914  »
    par Michèle de la Morandiere, diplômée de l'Ecole du Louvre.
    Avant la guerre de 14, la France, seule république d'Europe, a une société encore très hiérarchisée et variée. Les façons de vivre sont encore bien loin de la nôtre !
    De la campagne à Paris, nous verrons la vie du prolétariat agricole et ouvrier, de la classe moyenne des fonctionnaires, des commerçants, jusqu'à celle, très ancien régime, de la haute société, à travers leur travail, leurs costumes, leurs loisirs ainsi que la place de la femme dans la société.
  • Samedi 8 février : « Jules Verne, précurseur du monde moderne »
    par Simonne Abraham-Thisse, agrégée d'histoire et chargée de recherches au CNRS.
  • Samedi 22 mars : « Que reste-t-il de nos demeures médiévales à Paris  »
    par Valentine Weiss, responsable du Centre de topographie parisienne aux Archives nationales, et Catherine BRUT, archéologue à la ville de Paris.
    Au cours du Moyen Âge, l'urbanisme régulier légué par l'Antiquité, confronté aux mutations politiques et économiques, a fait place à des schémas qui ont durablement marqué les villes modernes : hiérarchisation et complexité des espaces, des rues et des constructions, densité de l'habitat. Depuis le XIXe siècle, les études topographiques ont renouvelé la connaissance des dynamiques urbaines, tandis que les approches et les méthodes de l'archéologie n'ont cessé de s'affiner et de se diversifier pour révéler des aspects méconnus de la plus grande cité de l'Occident médiéval. Catherine Brut et Valentine Weiss,vont vous conter le Paris médiéval.
  • Samedi 17 mai : « Les chantiers médiévaux et Raymond du Temple, maître maçon »
    par Philippe Plagnieux, professeur d'histoire de l'art du Moyen-Âge à l'Université de Franche-Comté et professeur à l'Ecole des chartes.
    L'une des toutes premières décisions de Charles V fut d'instituer son architecte comme maître maçon du roi pour la vicomté de Paris, le 22 avril 1364. L'entente et la collaboration entre Charles V et Raymond du Temple furent totales. À partir de ce moment, et jusqu'à son décès vers 1403/1404, la carrière du maître d'œuvre fut des plus prestigieuses au service de deux souverains (Charles V puis Charles VI) et des princes de la fleur de lys.
    Ses compétences exceptionnelles semblent concerner aussi bien l'architecture religieuse et civile que militaire. En revanche, sa personnalité demeure plus ambivalente si l'on considère son œuvre du point de vue stylistique, perpétuant des formes encore attachées à l'écriture rayonnante, alors que le style flamboyant s'était déjà largement développé. Outre le fait qu'il se trouva être le dépositaire de la tradition du grand style rayonnant parisien, il est en fait probable que ce conservatisme, qui n'est qu'apparent, témoigne d'une volonté d'historicisme et de promotion du culte dynastique.
  • Samedi 11 octobre : « Les causes peu connues de la Première Guerre mondiale 1914-1918 »
    par Erik Lambert, agrégé d'histoire.
  • Samedi 13 décembre : « L'Impératrice Eugénie »
    par Agnès d'Angio-Barros.